Notre parti a appris lundi que Robert Verteneuil, chef de file du syndicat socialiste francophone, a dû démissionner. Une interview commune avec le président du MR, Georges-Louis Bouchez, dans laquelle ils ont tous deux plaidé en faveur d’un nouveau pacte social, s’est révélée être la goutte proverbiale qui a fait déborder le vase. Rien n’a changé sur le fond mais le signal que les deux protagonistes voulaient faire passer, était clair : un dialogue doit s’installer même si l’on ne partage pas les mêmes points de vue. Car à défaut de dialogue, tout compromis est condamné d’avance. J’espère que son successeur, Thierry Bodson, le reconnaîtra.

Le fait qu’un échange de vues avec le président d’un parti démocratique soit problématique, m’inquiète. Des défenses en hérisson n’ont jamais donné naissance à un accord politique ou social. Le refus de vouloir s’entretenir avec des partis ou des organisations qui adoptent un point de vue différent, est préjudiciable au climat politique, social et économique de notre société. Il alimente les extrêmes, ce qui est une garantie de stagnation ou, dans le pire des cas, de régression.

La fin de l’octroi des pouvoirs spéciaux est révélateur d’une nouvelle phase politique. Cette nouvelle phase ne doit pas s’enliser dans un jeu de dupes pour savoir qui est autorisé à faire quoi avec qui. Si nous ne sommes pas disposés à faire des compromis, autant ne pas entamer le processus.

En ce qui me concerne, la mission d’un gouvernement fédéral à part entière est claire comme le jour: rétablir la confiance dans le politique en mettant fin aux bisbilles, conclure des accords et créer la confiance pour que nous puissions remettre notre société sur les rails. Nous devons préserver le pouvoir d’achat des citoyens. Les entreprises doivent continuer à investir afin de maintenir les emplois dans le secteur privé et d’accroître, à terme, le taux d’emploi dans ce secteur. Les pouvoirs publics doivent jouer un rôle fiable dans ce domaine.

En d’autres mots, la relance économique et la transition dans l’après-corona doivent être inclusives, en ce sens que chacun doit avoir la possibilité de contribuer aux richesses produites et d’en bénéficier. L’économie inclusive signifie une égalité d’opportunités, une égalité d’accès aux soins de santé, à l’enseignement ou au marché du travail. Elle doit également revêtir un caractère durable.  

Ce faisant, nous devons prendre soin du bien-être des personnes mais aussi de notre planète. Ce n’est que de cette manière que nous pourrons reconstruire notre pays après le choc que le coronavirus représente pour nous tous. Chaque crise crée des opportunités. Ne pas en tirer profit constitue ni plus ni moins une négligence coupable.   

Mon parti souhaite certainement jouer un rôle constructif dans ce domaine à condition de pouvoir élaborer un projet ambitieux pour une société meilleure. Nous voulons faire la synthèse entre l’aspect économique, l’aspect humain et l’aspect durable. J’invite tout le monde à entamer la discussion à ce sujet. 

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